AgManager – Analyse des marchés – LMIC

//  27 mars 2018  //  Analyses de marché, Marchés  //  Commentaires fermés

David P. Anderson, professeur et économiste de vulgarisation
Service de vulgarisation Texas A & M AgriLife
19 mars 2018

La baisse de l’abattage des bouvillons alimentent les prix printaniers des bovins

Une belle hausse printanière (ou de la fin de l’hiver) a amené les bovins finis dans les 120 $ supérieurs sur la majeure partie des huit dernières semaines. On pourrait d’abord dire qu’au printemps, nous recevons habituellement une bouffée de la saison des grillades, mais il y a aussi l’approvisionnement qui s’ajoute à cette histoire. L’abattage des bouvillons a été en-dessous d’il y a un an tandis que l’abattage des génisses et des vaches a stimulé la production de bœuf.

(Traduction libre de Mylène Noël)

Après que l’abattage des bouvillons ait été en hausse de 5,5% en janvier, l’abattage des bouvillons en février était inférieur de 2,1% par rapport à celui de février 2017. Le mois de mars est égal à il y a un an, ceci comprend la première moitié du mois et une estimation de l’abattage des bouvillons en utilisant les données préliminaires.

Depuis le début de l’année, l’abattage des génisses est en hausse d’environ 5,5%. Contrairement à l’abattage des bouvillons, l’abattage des génisses a augmenté de 7,8% en février. Dans le dernier rapport sur les bovins en engraissement (COF), qui divisait les données d’engraissement des bouvillons et des génisses, il y avait 15,9 pour cent des génisses de plus qui étaient en engraissement le 1er janvier de cette année comparativement à l’an dernier. Plus de boeuf et de vaches laitières ont été mis en marché cette année, l’abattage des vaches de boucherie ayant augmenté de 11,5% et l’abattage des vaches laitières de 4,3%.

En plus des nombres d’abattage, les poids contribuent à la production de viande bovine. Jusqu’à présent cette année, les poids des carcasses des bouvillons ont augmenté d’environ 2,5 livres par rapport à l’année dernière, tandis que les poids des génisses ont augmenté de 7,2 livres. Les poids des carcasses des vaches sont en hausse de 13,3 livres. Les poids des carcasses des génisses ont 56 livres de moins que les poids des carcasses des bouvillons. Le mélange des animaux mis en marché est une partie importante de cette reprise printanière des prix. Le nombre plus élevé de génisses et de vaches par rapport au nombre de bouvillons modère la production de bœuf qui n’a augmenté que de 2,5% jusqu’à présent cette année. Le bœuf venant des vaches de réforme est certainement destiné à différents produits et à différents marchés que le boeuf des bouvillons et des génisses. Le resserrement de l’approvisionnement en bœuf venant des bouvillons a contribué à une croissance plus faible de la production de viande bovine et à la reprise récente des prix des bovins. L’attente d’une offre croissante en bouvillons et en génisses contribue à la baisse des prix des bovins sur le marché à terme.

Une note rapide sur le rapport des bovins en engraissement (COF) de cette semaine. Mes estimations préliminaires indiquent que les mises en marché seront à 101,3%, les placements à 101,0% et les bovins en engraissement à 107,8% par rapport à il y a un an. Les bénéfices récents de l’engraissement et la bonne demande pour les bovins encouragent les placements. Ce ne serait pas une surprise de voir de plus grands placements dans les plaines du sud en raison de l’aggravation de la sécheresse.

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